En fait, j'ai voulu écrire un petit livre en rupture, brouiller la narration linéaire classique, déconstruire la notion de sujet, travailler l'esthétique du multiple et de l'un pour signifier l'idée d'universalité. J'ai voulu également faire dialoguer la littérature avec la photographie et créer une sorte de tension entre les mots et les images. D'une certaine manière, j'ai écrit le livre que je voulais lire depuis longtemps. Un livre sur aujourd'hui, un livre qui soit à la fois simple et dense, qui puisse nous parler de la réalité de la cité, de la France et de l'Islam sans cynisme, sans ironie et sans esprit de vengeance...
Bonne lecture à vous tous.
Je vais l'acheter de ce pas :)
RépondreSupprimerJ'en ai pris deux car je pense que ce sera aussi un bon cadeau! Y'a plus qu'à se lancer dans une passionnante lecture!
RépondreSupprimerC'est quoi être un soufi moderne ?
RépondreSupprimerVaste question,
le soufi est hors du temps et en même temps fils de l'instant.
Il vie des choses mystique mais en même temps est ancré dans le quotidien,
à la quête de sa propre lumière qu'il trouve en s'unissant aux autres
la Beauté inonde son cœur, de façon si violente qu il voudrai pousser un cri !!
Oui un cri de douleur, de prise de conscience de la séparation
comme un amoureux qui prend conscience de son Amour et en même de la distance qui le sépare de son Amour.
il est comme le ciel est la terre , désuni et en constante interaction
merci pour ce livre ode à la beauté et à l'univesalité
Étant donné que nous parlons de forme, j'ai une question à son propos.
RépondreSupprimerJe commence le livre (j'en suis rendue au chapitre 3), et une chose m'interpelle...non pas qu'elle me gêne, me choque ou me dérange, mais elle m'interpelle.
Pourquoi employez vous ce langage? je m'explique : j'ai grandit dans le 94 et pas du meilleur coté, donc je comprend ce qu'est la tess (à laquelle je ne met pas de majuscule, désolée, c'est un choix.), la zonz' et j'en passe, et ce sans lexique.
Cependant, pourquoi choisir un mode de langage si codé pour faire passer le message qui est le vôtre, et oh combien honorable. Comprendrez vous que je me pose la question de l'accessibilité du texte une fois le livre dans les mains d'un môme du 16 ?
Pensez vous qu'il faille galvauder notre vocabulaire, pourtant si riche et que vous employez à merveille de surcroit (sans parler du passé simple si rarement rencontré en conversation et dont vous faite une habitude, merci pour nos oreilles, c'est un plaisir).
Cette question renvoie à un vieux débat sur la perte de vitesse de la francophonie à travers le monde dû à son refus d'évolution, mais est ce que parler de tess et de zonz sont des synonymes d'évolution, sachant qu'une évolution puisse être négative .... ?
Si j'écrivais un livre sur le malaise des jeunes enfermés dans leur mondes complétements irréels fait de jeux de rôles et de nuits blanches passées devant leurs écrans d'ordinateurs, devrais-je parler que de geek, de "no life" et ponctuer mes phrases de MDR et autre Lol, en passant par du phonétique ? Peut être serait-ce une solution pour être lu par un frange de population , mais toute ? J'en doute .....
Je synthétiserais ainsi :
1/Ne ghettoïse pas ton la lecture ? N'encourage t'ont pas un code qui, de facto, creuse l'écart ?
2/Par ou passe l'évolution de la langue française ? L'oubli des mots, de la conjugaison ... ? Si je parle de nivellement par le bas, me traiteras t'ont d'Ayatollah ?
Pour conclure : loin de moi l'idée de polémiquer ou d'ostraciser une partie de population, qui qu'on le veuille ou non, reste encore trop à part, et ce qui passe aussi par les codes du langage, comme ceux du vêtement ou de la musique.
Ce sont juste des questions que je me pose et dont votre réponse m'intéresserais.
Sur ce, je retourne à ma lecture.
Bien à vous - Morgane